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En mémoire de René Morasse
RENÉ MORASSE - Décès le 21 octobre 2010
René, un autre qui s’est détaché du décor terrestre. Une autre branche de la Famille Morasse s’est séparée du chêne, cet arbre qui représente la solidité, le symbole universel de «la force ».
René, malgré et avec sa force, est demeuré sensible ...comme la rose qui vient juste d’être apprivoisée.
Et voilà que René a changé d’adresse.
René a vécu de grandes souffrances physiques qui ont sûrement engendré des souffrances morales. Entouré de sa famille, il a survécu à ces atroces douleurs durant de nombreuses années. Il est bien certain que ce dépassement a été possible grâce à sa force et à son courage.
La Vie a fait de René et des autres membres de la Famille Morasse une famille unie qui a appris, par les nombreuses embûches à surmonter, que la vie est un défi constant.
Le défi de René était de vaincre la maladie, de s’en débarrasser puisqu’elle n’avait pas reçu d’invitation de sa part. Il s’adressait ainsi à la « sclérose en plaques », la bravant presque. Peut-être cette maladie s’est-elle gardé une p’tite gêne pendant un certain temps. Peut-être s’est-elle inspirée de la légende du « Cheval de Troie » et a-t-elle utilisé cette ruse, c’est à dire se montrer discrète par moments et se retirer quelque peu pour mieux réapparaître.
Oui, René a d’abord lutté pour la vie même si celle-ci l’a traité d’une façon plutôt cavalière en certaines circonstances. René est demeuré noble et discret malgré de tristes événements et un état de santé qui se détériorait malgré un combat bien mené.
Mais, au cours des derniers mois, la lumière se retirant de son esprit et de son corps et ses forces déclinant, les souffrances l’ont amené à l’évidence que son combat devait s’orienter à trouver un certain confort pour s’acheminer vers une « autre vie », plus douce, nous l’espérons.
Sa foi, son courage et l’attitude d’une profonde sérénité ont conduit René vers la porte d’entrée de la Vie éternelle.
C’est sûrement enveloppé de l’amour de ses être chers et baigné de douces ambiances que René nous a quittés.
À son épouse, Louisette, à son fils Éric, à sa belle-fille, Mélanie et à ses petits-enfants, à son jumeau, Denis, à toute la Famille Morasse et à la Famille Jean, je présente mes sincères condoléances.
Et comme le disait si bien Alexandre Dumas, « Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont toujours et partout où nous sommes».
Monique Vezeau