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En mémoire d'André Morasse (1966-2008)

mer, 15/12/2010 - 00:00 |  Eric Morasse

 

Témoignage de Monique Vezeau

C’est connu, tout l’monde aimait André, tout l’monde aime André. Dans un corps d’homme qui l’étouffait se cachait le cœur d’un enfant – le cœur d’un enfant qui savait s’émerveiller, qui savait s’amuser, qui savait aimer. André, tu n’es pas le cadet de ta génération des cousins et cousines de la famille Morasse, mais tu avais conservé ce regard de l’enfant à qui l’on ne peut rien refuser.

Ton cœur aimant a su réconforter là où tu étais amené – combien ont dû t’apprécier les gens dont tu prenais soin. Comme ils devaient se sentir en sécurité avec toi; combien ils devaient être réchauffés par ton sourire, par ta sensibilité. Je ne serais pas étonnée que tu en aies fait rire quelques-uns tout en leur prodiguant des soins.

Je sais très bien que, lors des nombreuses réunions de famille, ta présence était convoitée. On me racontait à quel point tes cousins et cousines appréciaient ta présence et combien ton absence, en certaines occasions, pouvaient les décevoir. Un maillon important leur manquait.

Face à la mort d’un être cher, nous vivons non seulement un immense chagrin mais aussi une formed’incompréhension, une forme d’impuissance et                            

Quand on se sent impuissant,  c’est  la « MORT » dans l’âme qui s’installe pour un certain temps, trop longtemps ; c’est ce que vivent et vivront  tous ceux qui t’ont aimé et qui continueront de t’aimer, où que tu sois.

Bien entendu, André, tous ceux que tu laisses endeuillés apprendront à cohabiter avec ce deuil provoqué par ton départ trop hâtif. Ils apprendront à vivre en te sentant tout près, sans pour cela te voir.

Ceux que tu as dû quitter apprendront donc, avec le temps, à vivre sans ta présence humaine mais ils pourront demeurer en contact avec ton âme et, un jour, peut-être avec ton aide, ils apprendront à sourire aux souvenirs dont tu feras toujours partie.

Ton papa a dû t’accueillir dans cette nouvelle vie, dans cette nouvelle demeure ; vous formerez un duo qui veillera discrètement et quotidiennement sur ceux que vous avec été appelés à quitter, bien malgré vous.

Puisque la mort a été décrite comme « Un nouveau soleil » il nous est bon de croire que tu vis dans la lumière et dans la chaleur, que tu brilles maintenant de tous tes feux.

Cher André, sois heureux là où tu te trouves et prépare des places de choix pour ceux qui, un jour, te rejoindront, puisque « à chaque heure qui passe, il y a un peu de nous qui trépasse ». Personne n’y échappe. Notre arrivée à la vie nous préparait déjà pour le départ.

À Monique, ta maman bien-aimée, à Carole et à Ben, à Sylvain et ses filles, tes nièces, à tes oncles, tantes, cousins et cousines, à ton cercle d’amis, mes plus profondes condoléances en ce jour et la plus grande sérénité possible pour les jours, les années à venir, cette sérénité que certainement vous souhaite André, de là-haut. Dans cette autre dimension, la sérénité qui pourrait vous habiter représenterait, je crois, le plus beau cadeau à lui offrir.

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