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En mémoire de René
Il y a un an, plus exactement le 21 octobre 2010, nous quittait René Morasse. Un texte soulignant cet anniversaire sera publié dans le Journal de Montréal ce vendredi 21 octobre.
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Voici Thomas

En mémoire de Fernand Morasse
FUNÉRAILLES, FERNAND MORASSE - 30 OCTOBRE 2010
Le nid de la Famille Morasse était habité par 12 oisillons.
Maman Marie-Ange et papa Sylvio comptaient sur la coopération des aînés pour les seconder auprès de la progéniture cadette. Et Fernand faisait partie des aînés; il était l’aîné de 8 garçons. Et Fernand devait aussi travailler à la ferme avec papa Sylvio.
Il a, à son tour, en compagnie de Claire, construit un nid à Ste-Sophie, nid dans lequel y grandiraient les 6 oisillons qu’il aura conçus avec Claire, trop tôt décédée.
Comme une abeille, Fernand travaillait sans relâche, 7 jours sur 7 comme boucher / épicier pour nourrir sa famille et pour servir une clientèle qui ne pouvait que l’apprécier, cette clientèle qui a dû conserver de lui et de sa famille un souvenir immuable.
Comme l’aigle, Fernand avait des perspectives élargies qui l’amenaient à avoir des projets et à les mettre à exécution. On n’a qu’à se souvenir des nombreuses transformations apportées à la maison familiale ainsi qu’à son commerce. Et que dire du chalet dont profitaient non seulement sa famille immédiate mais aussi les autres membres de la Famille Morasse.
Comme un arbre fruitier, Fernand distribuait ses bienfaits à qui en avait besoin. Il était d’une générosité incommensurable et quiconque s’amenait chez Fernand et Claire était accueilli à bras ouverts. Aussi occupé qu’il pouvait l’être, en aucun temps ses invités n’avaient l’impression de déranger.
Comme un adolescent, Fernand a voulu, à un certain âge, apprendre et pratiquer la pensée positive. Il était bien évident que le positivisme et le courage étaient déjà présents en lui. Il était en contact avec sa réalité, ses émotions et sa capacité de vibrer et de suivre le courant de la rivière.
Comme le peuplier, Fernand était discret et respectueux; il prenait soin de tasser ses ramures tout près de son corps pour ne pas déranger.
Comme le chêne, Fernand se tenait pour ce qu’il était, il démontrait une grande solidité.
Mais aussi comme le roseau, Fernand pouvait ployer sous le poids d’une grande peine mais sans pour autant s’effondrer. Sa flexibilité lui permettait de survivre tout comme le roseau après un orage.
Comme la colombe, Fernand était messager de la sagesse humaine et porteur d’un amour inconditionnel. Il a aimé ses enfants et ses petits-enfants d’une manière exceptionnelle. Il avait, avec eux, la capacité de savoir et de sentir au-delà des mots.
La bonté proverbiale de Fernand s’exprimait par sa générosité, par sa compassion, par sa patience, par son accueil auprès de ceux qui faisaient appel à lui, que les demandes viennent de ses enfants, de ses petits-enfants ou de tout autre membre de la famille ou de la communauté. Chacun garde de cette bonté un souvenir intarissable.
Chacun sait que Fernand souhaitait, pour des raisons bien légitimes que l’on connaît, quitter le « grand nid » qu’est cette planète. Au fil des jours, Fernand mourait lentement à ce monde-ci. À chaque heure qui passait, il y avait un peu de lui qui trépassait.
Même s’il a quitté ce nid, Fernand est sûrement encore présent, sous une autre forme.
Une partie de Fernand continue de vivre dans chacun des siens, même après son départ.
C’est tout comme le verglas qui est passé en 1998. Même coupés de plusieurs branches, les arbres ont continué de vivre. Quelle belle leçon de la nature !
Nous nous inclinons devant le fait que le vœu de Fernand a été exaucé. Nous l’aimions trop pour tenter de l’empêcher de s’envoler vers ses êtres chers et nous espérons que cet envol l’a amené directement vers la lumière.
Que le ciel entier lui soit octroyé !
Que sa récolte soit à la dimension de ses semailles!
Monique Vezeau
En mémoire de René Morasse
RENÉ MORASSE - Décès le 21 octobre 2010
René, un autre qui s’est détaché du décor terrestre. Une autre branche de la Famille Morasse s’est séparée du chêne, cet arbre qui représente la solidité, le symbole universel de «la force ».
René, malgré et avec sa force, est demeuré sensible ...comme la rose qui vient juste d’être apprivoisée.
Et voilà que René a changé d’adresse.
René a vécu de grandes souffrances physiques qui ont sûrement engendré des souffrances morales. Entouré de sa famille, il a survécu à ces atroces douleurs durant de nombreuses années. Il est bien certain que ce dépassement a été possible grâce à sa force et à son courage.
La Vie a fait de René et des autres membres de la Famille Morasse une famille unie qui a appris, par les nombreuses embûches à surmonter, que la vie est un défi constant.
Le défi de René était de vaincre la maladie, de s’en débarrasser puisqu’elle n’avait pas reçu d’invitation de sa part. Il s’adressait ainsi à la « sclérose en plaques », la bravant presque. Peut-être cette maladie s’est-elle gardé une p’tite gêne pendant un certain temps. Peut-être s’est-elle inspirée de la légende du « Cheval de Troie » et a-t-elle utilisé cette ruse, c’est à dire se montrer discrète par moments et se retirer quelque peu pour mieux réapparaître.
Oui, René a d’abord lutté pour la vie même si celle-ci l’a traité d’une façon plutôt cavalière en certaines circonstances. René est demeuré noble et discret malgré de tristes événements et un état de santé qui se détériorait malgré un combat bien mené.
Mais, au cours des derniers mois, la lumière se retirant de son esprit et de son corps et ses forces déclinant, les souffrances l’ont amené à l’évidence que son combat devait s’orienter à trouver un certain confort pour s’acheminer vers une « autre vie », plus douce, nous l’espérons.
Sa foi, son courage et l’attitude d’une profonde sérénité ont conduit René vers la porte d’entrée de la Vie éternelle.
C’est sûrement enveloppé de l’amour de ses être chers et baigné de douces ambiances que René nous a quittés.
À son épouse, Louisette, à son fils Éric, à sa belle-fille, Mélanie et à ses petits-enfants, à son jumeau, Denis, à toute la Famille Morasse et à la Famille Jean, je présente mes sincères condoléances.
Et comme le disait si bien Alexandre Dumas, « Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont toujours et partout où nous sommes».
Monique Vezeau
Dernier hommage à Fernand Morasse

Quelques jours après son frère René, Fernand Morasse nous a quitté ce mercredi 27 octobre matin à 8h15. Lorraine et Claude étaient présents. Après avoir débranché le soluté et lui avoir donné de la morphine pour éviter la douleur pour son transport aux soins paliatifs de l'hôpital de Nicolet, il est rapidement tombé très calme et son coeur s'est arrêté.
Les funérailles ont eu lieu à l'église de Ste-Sophie le 30 octobre.
Un dernier hommage à René Morasse (1938-2010)

À Montréal, le jeudi 21 octobre 2010 est décédé, à l'âge de 72 ans, RENÉ MORASSE époux de Louisette Jean. Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Éric, sa belle-fille Mélanie, ses petits-enfants Aurélie, Nicolas et Delphine, ses frères et ses soeurs, ses beaux-frères et ses belles-soeurs, ses neveux et ses nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.
Les funérailles ont été célébrées le dimanche 24 octobre dernier à la chapelle du complexe funéraire Magnus Poirier du boulevard Pie IX à Montréal.
La famille tient à remercier tous ceux et celles qui sont venus témoigner ou ont fait parvenir des témoignages de sympathies. L'amour et la chaleur sont importants dans ses moments de tristesse.
Des dons en sa mémoire à la Société canadienne de la sclérose en plaques seraient appréciés.